Certains usagers prévoient de troquer leur deux-roues thermique contre un modèle électrique quand d'autres préfèrent prendre le risque de frauder. (Photo d'illustration) (652234 / Pixabay)
Le stationnement va devenir payant pour les deux-roues thermiques dès jeudi 1er septembre 2022 à Paris. Une mesure difficile à avaler pour les principaux concernés. La Fédération française des motards en colère a même déposé un recours contre la mesure devant la justice en octobre 2021.
À partir du jeudi 1er septembre 2022, le stationnement deviendra payant pour les scooters et les motos thermiques à Paris. La mesure avait été votée par le Conseil de Paris en juillet 2021. « Cette mesure rétablit l’équité avec les automobilistes et incite les utilisateurs de deux-roues essence à utiliser des mobilités moins polluantes , explique David Belliard, adjoint municipal en charge des mobilités, au Parisien . Moins de pollutions dans l’air, moins de bruit, c’est mieux pour notre santé. »
Double peine pour certains usagers
Mais la mesure ne convainc pas tout le monde, et surtout pas les usagers concernés. Face à la mise en place du stationnement payant, certains envisagent de troquer leur deux-roues thermique contre un véhicule électrique. D'autres ne décolèrent pas face à la mesure.
« Plusieurs types d’abonnements, plusieurs tarifs en fonction des zones, c’est à n’y rien comprendre ! Même nous, au cœur du problème, on ne s'y retrouve pas , déplore Jean-Marc Belotti, président de la Fédération française des motards en colère, qui trouve la mesure discriminatoire pour les banlieusards. Ils ne peuvent plus se loger à Paris à cause des prix de l’immobilier et on leur dit maintenant : 'pour venir travailler, vous allez devoir payer' ! »
Un recours en justice
Face aux tarifs jugés prohibitifs par certains, des conducteurs de deux-roues envisagent de frauder et de prendre le risque d'être verbalisés. Un choix critiqué par David Belliard, qui met en avant la mise en place prochaine « de nombreux tarifs moins chers, pour les résidents ou encore ceux qui ont besoin de leurs scooters et motos pour travailler » .
Un recours a été déposé en octobre 2021 par la Fédération française des motards en colère. L'organisme attend toujours une réponse de la justice et espère bien faire bouger les choses. Jean-Marc Belotti a rendez-vous à la mairie de Paris ce mardi 30 août pour discuter du dossier. Quoi qu'il en soit, la Fédération prévoit une mobilisation.
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